Une revanche et une invasion.
Dix ans après Marathon, le roi perse revient avec une armée et une flotte. Suis sa route.
1Suis la campagne481-480
De Sardes aux Portes chaudes
Pourquoi cette bataille
Quelques milliers contre des dizaines de milliers.
Des chiffres écrasants, mais un terrain qui change tout.
2Compare les forcesLes forces en présence
Une armée contre un passage
Léonidas, roi de Sparte
Roi depuis environ 490. Il part avec 300 Spartiates qu’il choisit parmi les hommes qui ont déjà un fils vivant : si tous meurent, leurs familles ne s’éteignent pas (Hérodote). Chaque Spartiate est accompagné de serviteurs, des hilotes, dont on ne connaît pas le nombre.
Un mur de boucliers
Les Spartiates ne sont pas seuls : l’armée grecque compte environ 7 000 hommes, venus de plusieurs cités. Les soldats combattent en rang serré, boucliers contre boucliers, avec de longues lances. Dans un passage étroit, c’est une muraille. Les Perses ont des lances plus courtes et des boucliers d’osier.
Xerxès et son armée
Le roi de l’empire perse, le plus vaste du monde, réunit des soldats de dizaines de peuples. Les historiens estiment son armée entre 70 000 et 300 000 hommes. Ses troupes d’élite, les Immortels, sont 10 000 : dès qu’un meurt, un remplaçant est nommé, d’où leur nom (Hérodote).
Que ferais-tu ?
Trois décisions qui ont décidé du sort du défilé.
3Joue les trois toursLe conseil de guerre
Que ferais-tu à la place de Léonidas ?
Trois décisions, entre l’arrivée des Perses et le troisième jour. Après chacune, tu vois ce qu’elle change et ce qui a été décidé.
Les trois jours du défilé.
Rejoue la bataille, du premier assaut à la dernière défense.
4Regarde le filmLe film de la bataille
La bataille, étape par étape
Les Thermopyles, entre histoire et légende.
Une défaite devenue un symbole.
5Vérifie ton hypothèseJe fais une hypothèse
Pourquoi la défaite a-t-elle servi les Grecs ?
On dit souvent que les Thermopyles ont arrêté les Perses. Est-ce vrai ?
Légende ou réalité ?
Les 300 Spartiates
Ont-ils combattu seuls ?
Dans les films et les bandes dessinées, 300 Spartiates arrêtent seuls des millions de soldats perses.
Ce qu’en disent les historiens : les 300 Spartiates formaient le cœur d’une armée grecque d’environ 7 000 hommes, et l’armée perse comptait des dizaines de milliers de soldats, pas des millions. Au dernier jour, 700 Thespiens sont restés avec eux jusqu’à la fin, ce que l’on oublie souvent.
« Nous combattrons à l’ombre »
Un Spartiate, Diénécès, apprend que les flèches des Perses sont si nombreuses qu’elles cachent le soleil. Il répond : « Tant mieux, nous combattrons à l’ombre. »
Ce qu’en disent les historiens : cette réplique est rapportée par Hérodote, mais personne ne peut la vérifier. Elle montre l’humour sec que les Grecs prêtaient aux Spartiates.
L’épitaphe de Simonide
« Passant, va dire à Sparte que nous gisons ici, fidèles à ses lois. » Ces mots (traduction libre) auraient été gravés sur la tombe des Spartiates.
Ce qu’en disent les historiens : l’épitaphe est attribuée au poète Simonide, qui vivait à l’époque. Hérodote la cite, et c’est elle qui a fait des Thermopyles un symbole.
Ce qu’on en retient
Le terrain compte
Un goulet étroit annule le nombre : quelques milliers de soldats en rang serré peuvent arrêter des dizaines de milliers d’ennemis, pendant des jours.
Il y a toujours un sentier
Un chemin oublié a suffi pour tourner la position : une défense doit surveiller ses flancs et ses arrières.
Gagner du temps
Une bataille perdue peut servir une guerre : la flotte et la ville ont profité de ces jours pour se préparer.
Ce que tu retiens.
Tenir un goulet
Un passage étroit réduit la supériorité du nombre et de la cavalerie.
Garder ses arrières
Un chemin non surveillé permet à l’ennemi de passer derrière toi.
Sacrifier pour gagner du temps
Une arrière-garde qui tient permet à l’armée de se retirer et de se battre plus tard.
Ton carnet

Ce qu’en dirait Sun Tzu · Chapitre 10
Dans un passage étroit, occupe-le le premier, ferme-le solidement et attends l’ennemi.L’Art de la guerre (traduction libre)
Aux Thermopyles, les Grecs font ce que conseille le stratège : ils prennent le passage avant l’ennemi et le tiennent. Mais un passage n’est sûr que si ses flancs sont gardés : un seul sentier de montagne a suffi pour le tourner.
Lire le chapitre 1 : L’Art de la guerre →
Chapitre 1L’Art de la guerre
Chapitre 2L’évolution de la guerre
Chapitre 3Les grands stratèges
Chapitre 4De la guerre à ta cuisine
490 av.Marathon
480 av.Thermopyles
331 av.Gaugamèles
216 av.Cannes
52 av.Alésia
1066Hastings
1415Azincourt
1453Constantinople
1805Trafalgar
1805Austerlitz
1815Waterloo
1916Verdun
1941Pearl Harbor
1942-1943Stalingrad
1944Normandie