Compter une population
La capture-marquage-recaptureLa biodiversité se mesure à trois échelles : la diversité des écosystèmes, des espèces, et des gènes au sein d’une espèce. Pour suivre une espèce, il faut d’abord estimer l’effectif d’une population, sans pouvoir compter chaque individu. On capture, on marque, on relâche, puis on recapture. Comment en déduire l’effectif ?
Dans la recapture, la proportion de marquées est à peu près celle de toute la population : R / C ≈ M / N. On en tire N ≈ M × C / R (M marquées, C recapturées, R marquées parmi elles).
La dérive génétique
Le hasard des naissancesL’escargot des haies existe en coquille jaune ou rose, selon une version de gène (un allèle). D’une génération à l’autre, seuls certains individus se reproduisent, un peu au hasard : la fréquence de chaque allèle varie sans raison particulière. C’est la dérive génétique. Son effet dépend-il de la taille de la population ?
La sélection naturelle
La phalène du bouleauLa phalène du bouleau existe en forme claire et en forme sombre. Posée sur un tronc, elle est chassée à vue par les oiseaux. Autour de Manchester, la suie de l’industrie a noirci les troncs au XIXe siècle. Que devient la part de chaque forme, génération après génération ?
Naissance d’une espèce
Une rivière coupe la population en deuxUne espèce regroupe des individus qui peuvent se reproduire entre eux et avoir une descendance fertile. Une rivière vient de couper une population en deux. Fais défiler le temps : que deviennent les croisements entre les deux rives, génération après génération ? À partir de quand peut-on parler de deux espèces ?
À toi de jouer
Six exercices de contrôle.
Effectif
N ≈ M × C / R.
Dérive
Variation au hasard des fréquences, forte dans les petites populations.
Sélection
Les mieux adaptés laissent plus de descendants.
Espèce
Descendance fertile possible entre ses membres.